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Jeudi 17 Août 2017

Saint-Christophe à Masseube

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Accueil > Témoignages de parents et d'internes

Internat : les témoignages

Les parents

Chantal P. 45 ans, mère de quatre enfants (Drôme)

"J'étais contre"
Aujourd'hui, sur mes quatre enfants, deux sont internes et une vient d'en sortir. Tous au même pensionnat à Châteauneuf de Galaure. Jamais, je n'aurais imaginé qu'un jour mes enfants seraient pensionnaires. A vrai dire, j'étais plutôt contre. Je considérais que les enfants, c'est fait pour s'en occuper. C'est le rôle d'une mère de famille. Je ne voulais pas faire faire par d'autres ce que je pouvais faire par moi-même.
Et puis, il y a quelques années, ma fille aînée, alors âgée de 12 ans, sans problème de scolarité, a commencé à me "tanner" pour aller en pension. Elle m'a expliqué que toutes ses amies y étaient déjà, qu'elle travaillerait encore mieux. Alors j'ai appelé l'internat en fin d'année scolaire en espérant qu'il n'aurait plus de place et gagner ainsi un an. Malheureusement, il en restait une. J'ai eu beau essayer de la dissuader, elle m'a répondu : "Je sais que j'irais". Ma fille, aujourd'hui en licence d'histoire, a passé son bac dans cet internat.
Ses frères ont suivi le même chemin. L'un est aujourd'hui en terminale, parfaitement heureux. Lui aussi m'avait réclamé l'internat car dans son collège disait-il, l'ambiance était détestable. L'autre, en seconde, est un cas un peu différent. En cinquième, on m'a fait comprendre que, n'étant pas un intellectuel, qui plus est indiscipliné, il faudrait "l'orienter".
Je l'ai mis en internat avec un enseignement adapté (le Bac en 4 ans avec de petits effectifs). Je dois reconnaître qu'il a retrouvé son équilibre. Quant au petit dernier (14 ans), toujours externe, il n'y a pas une semaine où il ne parle de l'internat !

temoignage 1

Marie-Aurélia d'A. 41 ans, mère de 5 enfants (Toulouse)

"Ne pas les mettre en pension pour s'en débarrasser."
Mes deux fils sont en internat au petit séminaire de Castres : Charles-Antoine en Terminale, et Rodolphe en seconde. J'ai estimé que c'était l'unique solution afin qu'ils se mettent enfin au travail. Entre les amis, les coups de fil interminables et la télévision, ils ne faisaient plus grande chose à la maison surtout Charles-Antoine.
Au moins, à Castres, ils sont surveillés avec des études obligatoires le soir (de 5 à 7 et de 8 à 9) et des devoirs sur table. L'intégration s'est bien passée pour Charles-Antoine, un peu moins pour Rodolphe, car il a retrouvé trop de copains de Toulouse. Au vu de ma petite expérience, le seul conseil que je pourrais donner aux parents qui pensent à l'internat : être à 100 % disponibles pour eux pendant les week-ends souvent très courts (mes garçons rentrent le samedi à 14 heures et repartent le lundi matin à 6 heures), ne pas les mettre en internat pour s'en débarrasser. Sinon, les enfants sont persuadés que la pension rime avec punition. Surtout on risque de ne pas voir leurs petits et grands problèmes...


Sabine, 42 ans, un enfant (Paris)

"Une expérience mitigée"
Pendant longtemps, nous avons habité une maison dans une petite ville de province. Puis, il y a cinq ans, mon mari a été nommé à Paris. C'est à ce moment-là que les problèmes ont commencé. Nous nous sommes retrouvés à trois dans un petit appartement. Avec nos horaires, nous n'arrivions plus à nous occuper de notre fils, alors âgée de 14 ans. Qui plus est, moi qui n'avais jamais vécu à Paris, la capitale ne m'inspirait aucune confiance à cause de ses histoires de drogues, de violence, de racket dont la télévision parlait chaque semaine. Alors nous avons pensé à l'internat pour notre fils, élève de troisième. Nous en avons visité plusieurs. Un, en particulier, nous a vraiment plu avec son grand parc, son encadrement. Il avait l'air vraiment sérieux. Au bout de quelques semaines, je me suis rendu compte que cet établissement laissait vraiment à désirer. Notre enfant est devenu de plus distant avec nous, à tel point qu'il nous parlait comme à ses copains. Bref, il était toujours à la limite de l'insolence et de la vulgarité. Quant à ses résultats scolaires, ils étaient en chute libre. Après entretien avec le directeur, j'ai appris qu'il s'était "acoquiné" avec les "cas" les plus difficiles, quasiment en échec scolaire. J'ai aussi appris que l'internat avait eu des problèmes de surveillants qui les avaient lâchés au cours de route. J'ai compris que cette école n'était pas faite pour mon fils. Nous l'avons mis dans un autre internat, moins grand, moins prestigieux, mais avec un encadrement plus strict. Après avoir redoublé sa troisième, notre enfant a poursuivi sa scolarité sans problème.


temoignage 2

Myriam, 48 ans, 3 enfants (Côte d'Azur)

"Notre fille ne s'est jamais habituée."
Plus elle avançait dans l'adolescence, plus ma dernière fille devenait "délicate" à gérer. Elle ne supportait plus la moindre réflexion. C'est elle qui m'a réclamé la pension.
Pourquoi pas, après tout ! Je dois reconnaître que l'expérience n'a pas été concluante pour la simple raison que ma fille ne s'est jamais habituée à la vie d'interne. Chaque week-end et en semaine au téléphone-, elle hurlait m'expliquant qu'elle ne voulait plus faire tout en même temps que les autres : le brossage des dents, les repas, les moments de loisirs, dormir avec d'autres.
Chaque dimanche soir, j'avais droit à une crise de larmes. Au bout d'un trimestre, je l'ai retiré du pensionnat car j'ai trouvé une solution de rechange : la famille d'une de ses meilleures amies (non pensionnaire) a eu la gentillesse de l'héberger. Cela s'est très bien passé.


Bénédicte, 44 ans, mère de deux enfants (Essonne).

"Le climat familial s'est enfin apaisé."
Pour mes deux enfants (un garçon de 15 ans, et une fille de 17 ans), l'internat s'est révélé la solution idéale pour qu'ils puissent s'épanouir et travailler dans de bonnes conditions.
En effet, mon mari est ambulancier de nuit et moi-même je suis infirmière avec ce que tout implique comme horaires décalés. La famille était totalement désorganisée : il était très difficile de prendre notre dîner tous ensemble, encore moins de les faire travailler. Nous avons compris qu'il fallait faire impérativement quelque chose lorsque les bulletins scolaires sont devenus de plus en plus mauvais, résultat de soirées à traîner avec les copains l'été, et devant les jeux vidéo et la télévision l'hiver. Sans compter des accrochages plus de plus fréquents à la moindre réflexion. L'internat, nous l'avons visité tous ensemble. Je dois dire que les débuts ont été chaotiques. Mes enfants avaient perdu, il faut le dire, les notions de discipline et de travail. Aujourd'hui, ils se sont bien adaptés, les résultats scolaires se sont améliorés et le climat familial s'est enfin apaisé.


Les internes

Laure, 20 ans, élève de seconde (Bordeaux).

temoignage 3

"J'ai trouvé un nouvel équilibre"
Il y a six ans, mes parents ont divorcé. Cela a été un choc terrible surtout que je suis fille unique. Alors en troisième, je n'avais plus du tout envie de travailler d'autant plus que je changeais souvent de domicile.: une semaine chez mon père, une semaine chez ma mère. J'avais vraiment l'impression d'être une pestiférée. J'ai décidé de changer de vie. J'ai donc harcelé mes parents pour aller dans un internat. Après bien des réticences, ils ont dit oui. J'ai passé quatre ans (de la troisième à la terminale) dans un internat. C'était extraordinaire. J'ai pu changer radicalement, repartir sur des bases nouvelles, et trouver un nouvel équilibre. Personne ne savait qui j'étais avant. Enfin, moi qui n'avais que peu d'amies, je me suis trouvé un tas de copines.


Marie de Greef, 30 ans, mariée, un enfant (Aisne)

"Je ne regrette rien."
Interne de la sixième à la terminale, les débuts n'ont pas été faciles. L'établissement où j'étais, "La maison Française" tenu par une dizaine de soeurs de la Congrégation de la Sainte-Croix de Jérusalem, était perdu au milieu des 16 000 hectares de la forêt de Compiègne. Autant dire que les fugues, il ne fallait pas trop y penser. Alors je me suis fait une raison à rester dans cette "prison dorée", où les sorties n'avaient lieu qu'un week-end tous les quinze jours. C'était dur pour une gamine de dix ans !
Mais je ne regrette rien. Bien au contraire. Je n'oublierais jamais l'excellente ambiance des mercredis après-midi et des week-ends "d'astreinte", consacrés aux jeux en plein air, qui m'ont fait oublier mes parents. Dans les dortoirs, où plutôt les chambres à cinq ou six élèves, j'ai retrouvé un certain esprit de famille. Ces formidables souvenirs, je les dois aux soeurs, faisant à la fois preuve d'une très grande fermeté (pas de cigarette, pas de téléphone, pas de visite, messe obligatoire une fois par semaine), d'une immense patience et d'une générosité sans limites. D'ailleurs, onze ans après voir quitté l'établissement, nous sommes une quinzaine d'anciennes à nous revoir très régulièrement.


temoignage 4

Nicolas, 15 ans, interne en seconde (Cantal)

"J'ai découvert la ville."
Mes parents m'ont envoyé dans un internat pour des raisons géographiques. Nous habitons un petit village de l'Aveyron. Jusqu'au collège, pas de problèmes : il y en avait un à 10 kilomètres de chez nous. Après, pour le lycée, c'est à 55 kilomètres! Ma mère ne se voyait pas faire le trajet chaque jour. Pour elle, c'était deux bonnes heures de perdues, quelques fois plus l'hiver. Aujourd'hui, je suis très heureux. L'internat m'a permis de me faire plein de copains, de découvrir la "ville" que je ne connaissais pas et de pouvoir travailler un peu plus !


Jérôme, 17 ans, interne en première (Yvelines)

"La rupture avec la famille n'est pas si brutale."
C'est moi qui ai demandé à mes parents de m'envoyer en pension, il y a deux ans. Il faut dire que l'ambiance était devenue détestable à la maison. Entre les bagarres avec mes deux petites soeurs, mes parents qui me "collaient aux baskets" en permanence pour ma tenue, pour mon travail en classe, la tension était permanente. L'internat m'apparaissait comme une bouffée d'oxygène. Mais il a fallu convaincre mon père qui me rabâchait ses souvenirs horribles de pension. Finalement, il a craqué et je crois qu'il ne le regrette pas. Aujourd'hui, je suis très heureux. Voyant moins mes parents, les conflits se sont apaisés, je travaille mieux. Et puis, rentrant tous les vendredi soir à la maison, la rupture avec ma famille n'est pas si brutale que cela.

 

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