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Jeudi 17 Août 2017

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L'internat, le renouveau


L'internat... Le mot n'effraye plus. Il est désormais synonyme de soupape de sécurité pour les parents trop occupés professionnellement ou séparés qui veulent éviter que leurs enfants soient livrés à eux-mêmes. Pour les enfants, c'est un cadre de travail, de discipline qui permet d'enrayer l'échec scolaire voire d'atténuer la crise de l'adolescence. Mais des "pensionnats", il en existe pour tous les goûts et pour toutes les bourses...


le renouveau 1

Quel parent n'a pas pensé un jour à cette solution pour son ou ses enfants ? Pourtant nombreux sont ceux qui hésitent encore à franchir le Rubicon. Sans doute, dans leur prime jeunesse, sont-ils passés sous les arcanes d'un internat dont ils n'ont pas gardé le meilleur souvenir. La pension rimait alors avec punition et sanction.
"C'était la menace, se souvient un père de famille, quand je ramenais une série de mauvais bulletins à la maison : si tu ne t'améliores pas le trimestre suivant, c'est l'internat". Un épouvantail agité toute l'année.


Rien à faire, ils gardent en mémoire un univers poussiéreux à la discipline quasi militaire, oû l'on mate les fortes têtes, à l'image "Des disparus de Saint-Agil" avec l'inquiétant Erik Von Stroheim.


Pourtant, cette image vieillotte de l'internat "caserne", hérité à la fois des Jésuites et de Napoléon, ne correspond plus à la réalité. Les temps ont changé. Même si on doit apprendre à vivre avec les autres, ce n'est plus la promiscuité d'autrefois. Les immenses dortoirs, les réfectoires lugubres, les réveils au petit jour, les études dans un froid polaire, d'il y a quarante ou cinquante ans sont en voie de disparition. La discipline ne se règle plus à coups de sifflet par des surveillants au regard acerbe.


Selon un sondage réalisé il y a un peu plus de trois ans auprès de dix-huit établissements représentant près de 3000 internes, 62 % des élèves affirment que l'internat est un lieu normal de vie et 86 % considèrent que c'est une chance de réussite des études, seuls 16 % estiment que c'est une mauvaise période à passer.


Les vertus de l'internat version XXIe siècle ? Elles ne se résument plus seulement au gîte, au couvert et au savoir. Car être interne, c'est choisir un encadrement et une vie stable réglée par des horaires fixes. Les élèves ne sont jamais livrés à eux-mêmes : du lever au coucher du soleil, ils auront toujours quelque chose à faire (repas, cours, études, activités sportives ou culturelles...). Bref, c'est un vrai projet pédagogique à la fois formateur et protecteur oublié pendant pratiquement une génération ! Les chiffres sont révélateurs. Dans l'enseignement public, les internes représentaient 11 % des scolarisés en 1970, 5,3 % en 1990, 4,3 % en 1996, et 3,9 % en 2006. Le privé a suivi le mouvement même si remarque la Direction de l'évaluation et de la prospective (DEP) "il se caractérise toujours par un pourcentage plus élevé d'élèves internes". Il n'empêche : cette catégorie d'élèves du privé représente aujourd'hui 7 % des scolarisés contre ... 22 % il y a trente ans.


Comment en est-on arrivé là ?

le renouveau 2

Depuis trois décennies, priorité a été donnée par l'Education nationale "au maintien des enfants dans leur milieu familial". Depuis le nombre de places a considérablement baissé. Le phénomène est général soulignait Marcel Jaeger, directeur de Buc Ressources dans la nouvelle revue de l'AIS. En effet, la construction de nouveaux établissements et le développement des transports scolaires subventionnés par les collectivités locales, ont permis aux élèves d'être scolarisés près de leur domicile.


Le privé a subi, lui aussi ces évolutions auxquelles se sont rajoutés les investissements de mises aux normes, trop lourds pour de nombreux établissements et le coût des scolarités pour les parents.


Sans que cela soit encore perceptible dans les statistiques, le vent est en train de tourner. "Depuis le milieu des années quatre-vingt, un nombre important de parents reviennent vers l'internat" constate Philippe Delobel, directeur de l'Ecole Pascal, une institution sous contrat dans le XVIe arrondissement de Paris.


Il est encore trop tôt pour le dire. Mais une chose est certaine : depuis quelques années, les chefs d'établissements sont submergés de demandes d'inscription. Souvent, les listes d'attente sont longues et les places chères. Près de 250 000 élèves étaient scolarisés en internat lors de la dernière rentrée (hors classes préparatoires), soit 5 % du total des enfants. Le public accueille 187 000 internes et le privé 75 000. Les demandes sont loin d'être satisfaites. Preuve supplémentaire qu'aujourd'hui plus qu'hier, les parents songent à la solution "internat". "Je suis convaincu qu'il peut être une chance à saisir pour beaucoup d'enfants" affirme un directeur d'un collège privé de l'ouest de la France.

 

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